- Chapitre du mois de janvier 2011 -

 

Titre : Une vie à t'attendre
Auteur : Hagaren
Fandom : Bleach
Rating : 13+
 Disclamer : Les personnages et l'univers de Bleach appartiennent à Tite Kubo.
Résumé : Aïzen va revenir.Pour se venger et anéantir la Soul Society. Sauf qu'un guerrier céleste est envoyé pour lui barrer la route." C'est la suite,Tite-kun?."Non, Kei.C'est toi" 

 

 

1ère partie : Révélation

Chapitre 1 :

Je cours.
J’ai les yeux fermés et pourtant je cours.
Je ne vois rien et pourtant mon effort est si violent que lorsque j’assène mon coup, je retiens mon souffle.
*J’assène mon coup ? *
La cible que je poursuis a soudainement disparu hors de ma vue, aussi je bondis sur le toit et me mets à courir sur le faîte pour essayer de la rattraper.
*Sur le toit ?*
Mais non, j’ai les yeux fermés, je dors, bon sang ! Je suis au fond de mon lit et je sais que je dors !
Alors, quoi ? Comment suis-je capable de voir le katana entre mes mains ? Pourquoi je sais que je suis sur un toit ? Pourquoi est-ce que je suis capable de sentir le vent de ma course sur mon visage, de sentir les battements désordonnés de mon cœur, de savoir que l’adrénaline me file un mélange de peur, d’excitation et d’euphorie, comment suis-je capable de voir la ville endormie à mes pieds, de me savoir en plein combat ?
Que dois-je croire ? Que dois-je faire ?
Je suis tellement perdue que du coup, j’ouvre les yeux.
Et ce faisant, je suis déstabilisée, arrête ma course dans son élan et tombe du toit.
Je tombe, je fais une chute terrible et je vais m’écraser au sol d’ici quelques secondes. Que faire d’autre ? Je n’ai pas d’ailes dans le dos, je ne suis pas une gymnaste, comment tomber d’un toit sans se casser la gueule, sans chuter comme un vulgaire sac de ciment?
J’ai l’impression que ma chute dure depuis des heures et arrête de comprendre. Bon sang, de combien est-ce que je tombe ? A quelle distance est le sol ? Dix, douze mètres ? Je mets un temps infini à tomber, tant et si bien que je referme les yeux pour ne pas voir le bitume arriver vers moi.
Je me prépare au choc, je vais m’exploser par terre, me broyer tous les os. Ca y est, je dois être presque au sol maintenant et j’anticipe le craquement de mon squelette contre l’asphalte. Mais le bruit sourd ne vient pas, pas plus que la douleur que j’attends n’arrive. Alors je rouvre les yeux.
La première chose que je vois, c’est un tissu noir. Ca, je m’en souviendrai toujours, de ce pli de vêtement noir. Ce souvenir restera et ce, plus longtemps que tout le reste. Plus longtemps que la chute, que le katana, que cette nuit étoilée.
Je suis du regard ce tissu sombre, encore estomaquée de n’être pas qu’un amas d’os et de chair éparpillé sur le sol.
On dirait une manche. Je n’arrive pas bien à déterminer, vu que mon visage est tout contre ce vêtement. Je lève les yeux plus haut. Oui, j’ai vu juste, c’est une manche, ample et cette manche appartient à ce qui me semble être un kimono, recouvert d’un haori blanc.
Je lève complètement la tête et croise le regard de l’homme qui porte ce kimono.
Si je ne suis pas tombée du toit, c’est parce qu’il m’a rattrapée.
Si je vois son habit d’aussi près, c’est parce que je suis dans ses bras.
Et si je n’arrive pas à parler, c’est parce que je suis noyée dans le mauve profond et indéfinissable de son regard, où plusieurs nuances de bleus se mêlent. Il est d’un calme olympien et porte le signe distinctif des la haute noblesse dans ses cheveux d’un noir de jais.
J’ai reconnu mon sauveur. Son visage grave est penché vers moi et ses yeux ne quittent pas les miens, sondant mon âme, la happant.
Son nom est parvenu jusqu’à mes lèvres, mais ai-je seulement réussi à articuler ? Il est tout bonnement inenvisageable que ce soit lui.
Cela ne se peut pas ! C’est tout bonnement impossible !
Byakuya-Sama!

******************************
Le Général Yamamoto n’avait pas besoin de se retourner pour faire savoir à son ou sa visiteuse qu’il avait perçu sa présence et attendait qu’il ou elle se manifeste. Tous les shinigamis le savaient.
Aussi, Nemu Kurotsushi se redressa après son salut sans attendre une approbation orale de son supérieur qui lui tournait le dos.
A peine avait-elle fini de se redresser que la voix grave du vieil homme résonnait dans le bureau baigné de soleil :
- Alors, vice-capitaine Kurotsushi? Où en sont les choses ?
- Tout se déroule comme prévu, Commandant. Le Capitaine Kuchiki, le vice-Capitaine Abaraï, la shinigami Kuchiki et le shinigami remplaçant Ichigo Kurosaki sont sur place. Lors de notre dernière communication, le contact était sur le point d’être établi. A l’heure actuelle, le capitaine Kuchiki est auprès de la cible.
- Veuillez ne pas employer ces termes lorsque vous parlez d’elle, vice-Capitaine. Sa présence et son ralliement à notre cause sont primordiales pour la Soul Society.
- Pardonnez-moi, Commandant. Je ne voulais pas me montrer désobligeante. Veuillez accepter mes plus profondes excuses.
- N’en parlons plus vice-Capitaine, apprenez simplement à surveiller votre langage à l’avenir. Et de votre côté, avez-vous fini de mettre en place ce que nous avons décidé ?
- Oui, Commandant, tout est prêt. Le centre de recherche n’attend plus que vos instructions.
- Parfait. Je contacterai le Capitaine Kurotsushi moi-même.
- Bien, Commandant.
Silencieuse comme à l’accoutumée, Nemu salua encore une fois le Commandant Général du Gotei 13 qui n’avait toujours pas bougé. Puis, aussi discrète qu’un chat, elle tourna les talons et sortit.
Le Commandant leva la tête vers un rayon de soleil et murmura pour lui-même :
- Je m’en remets à vous, Ô Déesse. Le destin de la Soul Society ne dépend plus que de son ressort.
Puis il ferma les yeux.

*****************************
Alors là…
Je suis tellement abasourdie que j’en oublie de voir que Renji, Ichigo et Rukia sont arrivés. Pour l’instant, ils se contentent de parler à voix basse entre eux en me jetant de temps à autre des coups d’œil furtifs.
Je ne sais pas plus comment je me suis retrouvée assise sur ce banc, dans un square paisible et isolé.
Je ne sais pas comment je suis sortie des bras du Capitaine Kuchiki.
Comme à son habitude, pour qui connait le personnage, il est silencieux, immobile près de moi, mais regarde en direction de sa sœur avant de fermer les yeux.
Je ne sais pas non plus quand nous sommes arrivés là, ni à quel moment je vais retrouver la raison.
Je suis complètement assommée et tout ce que je peux faire, c’est être littéralement fascinée par mes mains, comme si je les découvrais pour la première fois. Ce sont les seules que je regarde, vu que plus rien ne m’est familier. Je suis entourée de personnes faites de chair et de sang, des personnes on ne peut plus réelles, sauf que ce sont des personnages de manga.
Et moi, tout ce que je trouve à faire, c’est de regarder mes mains.
La dernière fois que j’étais dans mon environnement habituel, c’était… c’était quand, bon sang ? Il y a deux heures ? Vingt ans ? Impossible à dire.
Qu’est ce que je faisais ? Ah, oui, cela me revient, tout à coup : j’avais fait passer une audition et plus de vingt-trois danseuses s’y était présentées, mais aucune ne m’avait plu. La dernière artiste avait fondu en larmes à l’annonce de ma décision et avait essayé de m’attendrir en s’accrochant à mes jambes, me suppliant de lui accorder une seconde chance. Manque de pot, ses simagrées m’ont plus énervée qu’autre chose et du coup, je suis partie furieuse.
En sortant du théâtre, j’ai refoulé le chauffeur de ma voiture qui s’était précipité vers moi et j’ai fait le trajet jusqu’à ma suite d’hôtel à pieds, pour me calmer. Je déteste la faiblesse et les pleurnicheries, moi qui me veux infaillible. Après tout, ne suis-je pas « la voie de la grâce céleste » ?
Et c’est alors que… que quoi ? Que s’est il passé, ensuite ? C’est le trou noir. Je me rappelle seulement de tomber du toit. Comment en suis-je arrivé là ?
Mais la question principale, la question majeure de tout ce fatras, c’est : comment un personnage de manga, une personne complètement fictive, m’a-t-elle rattrapée dans ma chute, me sauvant certainement la vie par la même occasion, putain de bordel de merde !
Bon, là, c’est bon, j’en ai marre.
Basta.
Stop.
Ca y est, je m’énerve.
Je me lève d’un bond, effrayant des oiseaux nichés à proximité et commence à marcher d’un pas vif en direction de la sortie du square. Ichigo est le plus rapide et il se précipite à ma poursuite. Je sais ce qu’il va me dire, mais je le devance en lui parlant en français, faisant comme si je ne comprenais pas sa langue :
- Dégage, La Fraise, c’est vraiment pas le moment de me faire chier !
J’ai parlé avec mon ton « c’est moi le chef et toi tu obéis » que m’a conféré mon statut de chef d’équipe. Cela fonctionne, car Ichigo ne bouge pas et n’essaie pas de me retenir. Puis il reprend ses esprits et me gueule dessus pendant que je continue ma route sans m’arrêter:
- Hé, mais où tu vas comme ça ? Attends ! Avec tout le mal qu’on s’est donné pour te trouver, toi tu te tires ? Reviens, merde !
Malheureusement pour toi, Ichigo, lorsque j’ai décidé quelque chose, aucune force de ce monde ne peut se mettre en travers de ma volonté. Et ce n’est pas toi, que j’ai toujours considéré comme un personnage fait de papier et de traits de crayon, qui va changer cela, même si c’est surréaliste.
J’ai beaucoup trop de questions et aucune réponse. Alors, je vais chercher quelqu’un susceptible de m’en fournir, que je puisse y voir plus clair. Et tant que je n’aurai pas de réponses tangibles à mes questions, je continuerai mes recherches. Pour l’instant, la seule personne qui soit à même de me dire ce qu’il s’est passé n’est pas avec moi, mais à l’autre bout de la ville. Et je dois me dépêcher avant qu’elle ne s’en aille ailleurs.
Je ne jette même pas un coup d’œil en arrière lorsque je mets à courir. Je fais comme si je ne m’apercevais pas que le décor autour de moi change à une vitesse stupéfiante, qu’un seul de mes pas me fait franchir les distances considérables en me faisant légèrement tourner la tête. Si je me mets à réaliser que j’utilise la technique du shunpô sans même m’en rendre compte, je vais encore péter un câble. Il vaut mieux que je me concentre pour ne pas tomber une seconde fois et surtout sur l’adresse exacte du responsable à mes yeux de tout ce merdier.
Le mangaka, Tite Kubo.


A suivre…

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