- Chapitre du mois de Mai 2010 -

 

Titre : Quelle vie me sauvera ?
Auteur : Edofanart
Fandom : Harry Potter
Rating : 18+ (Yaoi)
Genre : Drame
Disclamer : Les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling
Résumé : Poudlard, fin de 5ème année. Draco est un Veela qui tente de protéger son compagnon mais le destin s'acharne contre eux. POV Draco. 

 

 

Prologue


Poudlard, l’école de sorcellerie la plus connue du monde sorcier. Chaque année, quelques privilégiés rejoignent cette prestigieuse école. Pourquoi privilégiés ? Parce qu’il faut être doué de pouvoirs magiques pour y être admis. Pouvoirs magiques dont je suis doué étant donné mon statut de « sang pur ».

Je m’appelle Draco Malfoy. Je viens d’avoir 16 ans et je suis en cinquième année d’étude dans cette fameuse école. Il y a peu, j’ai passé mes B.U.S.E. Ces examens sont obligatoires en fin de cinquième année mais surtout, ils sont essentiels pour la suite des études. Mais j’ai bien d’autres préoccupations que de simples épreuves.

Je suis le fils de Narcissa Black, épouse Malfoy et de Lucius Malfoy, mangemort et pour être plus précis, bras droit du seigneur des ténèbres.
Ça c’est un gros problème.

Je suis également un demi-Veela, une créature magique dotée d’une attraction servant à attirer sa compagne ou son compagnon. Le problème est que ça ne charme pas que cette personne mais toutes celles qui se trouvent autour du Veela ou de la Veelane quand il s’agit d’une femme, comme l’était Fleur Delacour. Voila pourquoi je ne me suis jamais servi de ce pouvoir à Poudlard, l’effet sur une bande d’adolescents en trop plein d’hormones serait désastreux …
Et puis, à part mes parents, personne n’est au courant. Ça serait bien trop dangereux.
Il existe très peu de Vélanes mâles, ou Veela si vous préférez. A la base, il ne s’agit que de femmes. Elles sont en quelques sortes la réincarnation des femmes non baptisées, qui ne peuvent monter au ciel. Mais au fils du temps, leurs pouvoirs et caractéristiques se sont transmises de générations en générations jusqu’à ce que certains hommes se voient dotés de ses gènes. C’est mon cas. Je ne connais pas encore toute l’étendue de mes capacités. Je ne tiens pas à le savoir pour le moment.

Du fait que ma mère n’est Vélane qu’en partie, je n’ai pas toutes les caractéristiques de ces créatures, grand bien m’en fasse, car ces choses peuvent être hideuses avec leur tête d’oiseau et leurs ailes couvertes d’écailles lorsqu’elles sont en colère. En revanche, mon cœur ne pourra appartenir qu’à une seule personne.
Une personne qui me sera destinée, pour qui je serais prêt à tout, par amour.

Cette personne, je la connais. Je la vois tout les jours, je pense à elle constamment. Je suis le seul à savoir de qui il s’agit. Si je garde le secret, c’est parce que je crois ne pas me tromper en disant que c’est une question de vie ou de mort, que ce soit pour lui, comme pour moi.
Oui, j’ai bien dit lui.
Pourquoi est-ce dangereux ? Je ne me pose même plus cette question. Peut être par ce qu’il est l’ennemi direct du seigneur des ténèbres, du maître de mon père. Mon ennemi. Enfin, c’est ce que je dois leur faire croire, lui faire croire.

A cause de ça, je dois constamment porter ce masque, impassible, continuer à l’insulter quand je le croise, l’enfoncer quand je suis avec d’autres élèves.
Il en va de ma réputation de fier Serpentard, de fils de mangemort, de notre vie.

Pourtant ce soir, tout à changé. Tout.

Je savais, grâce à mon père que quelque chose allait se passer. Je savais que Face-de-Serpent voulait quelque chose qu’il ne pourrait obtenir que par ton biais. J’ignorais de quoi il s’agissait. Jusqu’à ce matin.

Quand j’ai appris la mission de père, j’ai été pris de panique. Je ne savais pas comment réagir. Te prévenir ? A quoi bon ? Tu me prends pour un mangemort, me confonds avec mon père. Tu ne m’aurais pas écouté. Et quand bien même, tu ne m’aurais pas cru, tu ne me fais pas confiance. Mon père aurait finit par l’apprendre et me l’aurait fait regretter.
Ou alors me taire. C’est ce que j’ai fait. Je me suis tus. Stupidement. J’ai eu connaissance de la mission de mon père tout simplement parce que celui-ci m’en a parlé. Ce matin. Il voulait que je l’aide, que je me fasse bien voir par le cinglé de Face-de-Serpent pour m’élever au digne rang de mangemort selon lui.

Je lui ai fait croire que je lui ai rendu ce service mais en réalité je l’ai trahi.
J’ai trahi mon père.
Et pourquoi, pour qui ? Pour tenter de sauver l’ennemi du mage noir le plus puissant depuis Merlin. L’ennemi du maître de mon père, mon ennemi. Mon ennemi depuis cinq ans à Poudlard. Toi.
Mais tu n’es pas réellement cela pour moi.
Je devais pourtant. Je devais être ton ennemi, à défaut d’avoir ton amitié. C’est ce que je croyais. C’est ce que mon père m’avait inculqué. Devenir l’ami de Harry Potter pour le rallier à la cause du lord noir.
Mais je n’ai pas réussi à devenir ton ami, tu m’as repoussé, rejeté mon amitié dès le premier jour.
C’est de ma faute, je le sais. Je n’aurais pas dû me montrer aussi odieux sans te connaître, ni insulter ton nouvel ami. Je n’ai fais que me conduire comme on me l’a toujours appris, avec fierté et dédain envers les êtres inférieurs.
C’est ce qu’étaient ton nouvel ami et ce stupide garde chasse, des êtres inférieurs.

J’ai fais beaucoup d’erreurs, je suis un bon à rien comme aime tant le dire mon père.
Alors tout ce qu’il me restait à faire, c’était te détester, te haïr, comme le souhaitait mon paternel. Du moins en apparence.
Donc je l’ai fait. Je me suis montré infecte, monstrueux envers toi. Je t’ai injurié, humilié, frappé. Je choisissais avec soin de frapper là où ça ferait le plus mal. Tu m’as rendu coup pour coup. Je t’ai craché ma haine et mon dégout en pleine figure, tu as fait de même. Tu aurais pu mourir par ma faute, quand, en troisième année, je me suis déguisé en détraqueur avec d’autres Serpentards pour te faire peur, te faire tomber de ton balai. J’aurais pu te tuer … mais, tu t’es défendu. Encore. Toujours. Et tu me crache ta haine en plein visage. Tu as raison de me haïr. Moi, je me déteste. Je me déteste… Tu me détestes.
Mais moi, au plus profond de mon cœur, je ne te hais pas, au contraire. Si mon père le savait, si Voldemort le savait, ça serait dramatique.

Mais depuis quelques temps, me cacher derrière cette haine est aussi un moyen de cacher mes sentiments à ton égard. Des sentiments dont je me serais bien passé, étant donné la situation.
Mais c’est plus fort que moi. Ça ne se contrôle pas, surtout quand on est en partie Veela. Surtout lorsque l’on a trouvé, cette autre personne.

Mais je ne peux rien te dire.
Et même, même si je te l’avouais … tu me déteste. Tu me hais. Alors, malgré mon cuisant échec d’aujourd’hui, je continuerais à te protéger, dans l’ombre.

****

J’ère dans les couloirs de Poudlard. Cela fait des heures que tu es parti. A chaque minute qui passe, la tension monte d’un cran. Je prie pour que mon père ait échoué, je prie pour que tu t’en sois sortis. Je ne sais pas vraiment comment tu as fais, mais tu t’es débarrassé du crapaud rose dans la forêt interdite, ça nous fera des vacances …
Je continu à parcourir les longs et sombres couloirs du château quand j’entends du bruit vers le hall. Je me précipite.

Tu es là.
Tu es revenu.

Mais pas grâce à moi. Je devais te piéger mais à la place, j’ai tenté de te protéger.
Mais j’ai échoué.
Ma piteuse tentative est restée vaine face à ta détermination sans limite.
J’ai essayé de t’en empêcher. Tu n’aurais pas dû. Pourquoi faut-il que tu sois si stupide par moment ? Pourquoi penses-tu uniquement avec ton cœur ?
S’il y avait bien un jour où tu aurais dû écouter ton amie la sang-de-bourbe, c’était bien aujourd’hui !

Je te croyais plus fort. Toi, le courageux Griffondor. Je pensais que tu ne te laisserais pas berner par les visions que Voldemort allait t’envoyer ! Ce n’est pourtant pas la première fois qu’il se joue de toi. Pourquoi t’être échappé ? Pourquoi n’as-tu pas compris ce que j’ai tenté de faire ?
Quand j’ai réalisé que tu cherchais un moyen d’aller à Londres, au ministère de la magie pour sauver ton parrain, j’ai tout fais pour te retenir. Tout ce que je pouvais sans que tu puisses t’en douter. Et pourtant, j’aurais aimé que tu t’aperçoives de ce que je voulais faire et surtout … surtout que tu comprennes que j’ai fais ça pour toi.
Mais c’était impossible. Tu ne devais pas le savoir. Au moins ça, je l’ai réussi.

Tu as dû te sentir trahi… ou pas… pourquoi donc te sentirais-tu trahi par moi, que tu exècres. En qui tu n’as absolument aucune confiance.
Mais quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas te laisser y aller, te jeter dans la gueule du loup. Alors j’ai profité de ma position dans la garde inquisitoriale que Dolorès Ombrage a créé pour t’attraper, toi et tes amis, avec l’aide des autres membres.
Quand on vous a amené au bureau de cette dernière, j’ai compris que tu demandais de l’aide au professeur Rogue. Quand tu lui as dit, paniqué, qu’il détenait Patmol là où la chose était cachée, j’étais certain qu’il avait compris ton message malgré qu’il ait feint l’ignorance afin de pouvoir faire le nécessaire sans avoir Ombrage sur le dos. Mais toi, tu ne l’as pas compris, tu ne lui as pas fait confiance. Tout comme tu ne m’aurais pas fait confiance. Toi, et tes amis non plus. Et tu as tout fait pour t’échapper.

J’ai paniqué quand j’ai vu que cette folle d’Ombrage avait l’intention de te jeter des doloris pour te faire parler. Pourtant, je crois que Rogue a mentit quand il a dit ne plus avoir de Veritaserum. Sans doute était-il au courant lui aussi de la mission de mon père et qu’il a essayé de te protéger à sa manière, en ne voulant pas qu’Ombrage découvre ta vision et surtout la cachette de ton parrain en cavale ainsi que l’emplacement de votre quartier général. Oui, je suis au courant pour l’Ordre du phœnix, Rogue et Dumbledore m’en ont parlés, ils savent que je ne veux pas suivre les traces de mon père.

Ton amie, la sang-de-bourbe est intervenue à temps pour t’éviter ce sortilège.
Elle n’aurait pas dû.
Pas que j’avais envie de te voir souffrir, bien au contraire, mais en te libérant, tu es parti. Sur un coup de tête.
Encore !
Stupide Griffondor.
Tu n’aurais pas dû.
Et quand tes amis ont réussit à se débarrasser de nous avec leurs ignobles bonbons, j’avais pourtant dit à ces deux idiots de Crabbes et Goyle de ne pas les manger, ces deux lourdauds ne m’ont pas obéit et je ne pouvais plus les retenir seul. Ils t’ont rejoint.
Et heureusement cette fois. Sinon, dans quel état aurais-tu fini ? A moins que tu ne sois blessé parce que tu as dû les protéger ?
Je l’ignore.

Mais que s’est-il passé au ministère ? Pourquoi es-tu dans cet état ? Tu as l’air dévasté.
Je ne sais pas pourquoi tes yeux, habituellement si verts, brillent de cette lueur de détresse. Voldemort aurait réussi ?
Tu n’as pas pu sauver la prophétie ?
Je me pose trop de questions, mon esprit bouillonne ! Qu’est devenu mon père ? A-t-il échoué lui aussi dans sa mission ? Je croise les doigts. Papa, je croise les doigts pour que tu ais échoué. Car je sais, que si tu as réussi, tu vas lui faire du mal, ton maître lui fera du mal. Je ne veux pas, je ne le supporterais pas.

Harry. Qu’as-tu encore affronté ce soir ? Où est cette prophétie ? Que disait-elle ? Voldemort s’en est emparé ou bien as-tu pu l’entendre … Est-ce pour cela que tu parais si effondré ?
J’ai pourtant l’impression que le mal qui te ronge n’a rien à voir avec un problème si … futile.
Je peux voir la souffrance qui anime ton regard d’où je me tiens. Que s’est-il passé ?
QUE S’EST-IL PASSE ? J’ai peur, comme jamais. Je ne te connaissais pas un tel regard, pas même lorsque, l’année dernière, tu es revenu du labyrinthe. Et pourtant tu venais d’affronter une épreuve que peu de personnes auraient surmontée. Une terrible victoire qui t’as coûtée la vie d’un ami, la renaissance de ton pire cauchemar, de l’assassin de tes parents. De notre pire cauchemar à tous.

Malgré ça, je te trouve encore plus dévasté. Que s’est-il passé ? Cette question me ronge. Quelles sont les conséquences de mon échec ? Quelles sont les conséquences de la victoire de mon père, de son maître ? Pourquoi je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi comme ça ? Pourquoi ?

Je continu à m’interroger, tu me regardes. Je plonge mon regard dans le tien, et c’est encore pire ! J’ai l’impression de recevoir un choc électrique. Tu tiens à peine debout. Ton teint est pâle, tes yeux bordés de rouge, tu as pleuré ? Je te vois trembler. Je me sens mal. Mal pour toi. Gêné, je détourne mon regard, je tombe sur Weasley, il est amoché. Ses bras sont en sang. Il a l’air triste lui aussi. Granger me lance un regard étrange, qu’est-ce qu’elle me veut, la sang-de-bourbe ? Elle a l’air moins blessée que les autres. Elle me dévisage. Je la regarde avec défi, elle tourne la tête, l’air accablée. Lovegood, Londubat et la fille Weasley restent groupés dans un coin, regardants le sol.
Je ne comprends pas. Je crois que quelque chose de grave s’est produit.

Ton regard est vide, plus vide encore qu’après une attaque de Détraqueurs. C’est pour ça que je m’inquiète ; Je sais quels effets ces monstres ont sur toi, je sais ce qu’ils t’obligent à revivre. Et pourtant, tu as toujours réussi à le surmonter. Attaque après attaque, entendre le cri de ta mère, ses supplications pour que Voldemort t’épargne, ce rire froid et cruel, cette lumière verte alors que ton père est déjà mort, assassiné. Tu l’as revécu, plusieurs fois en très peu de temps, et tu y as survécu, tu as continué à vivre malgré ça. Alors que beaucoup se seraient écroulés.
Alors j’ose à peine imaginer ce qui a pu se produire pour que tu arbores un tel regard.

D’un coup, j’angoisse encore plus. Où est ton parrain ? Cet homme que tu considère comme ton père, la seule famille qu’il te reste, pourquoi n’est-il pas là ? N’est-il pas venu à ton secours quand il a appris pour ta vision ? Ou bien est-il simplement retourné à votre quartier général ? Pourquoi tout le monde a l’air triste et désolé ? Et toi, tu as l’air de plus en plus dévasté, à chaque seconde qui passe. Comme si le poids du monde était sur tes épaules. Alors je me sens mal, voila l’effet que tu produis sur moi.

J’entends un bourdonnement dans ma tête. Mon père m’appelle. J’ai peur. Que va-t-il se passer ? Que va-t-il me demander d’accomplir cette fois-ci ? Pas de te faire du mal, s’il vous plait. Ou bien aurait-il découvert ma trahison ? Dans ce cas, j’ai bien peur de vivre mes dernières minutes de liberté. Mais quoi qu’il arrive, je ferais tout pour te protéger, t’aimer dans l’ombre et les empêcher de te faire du mal. Ne pas les laisser s’en prendre à toi.
J’y arriverais, je n’ai pas le choix, je te le dois, enfin … peut être pas. Mais je m’y attèlerais, je te le promets, de tout mon cœur, de toute mon âme, pour réparer mon erreur de ce soir.

Car je m’en veux, je m’en veux d’avoir échoué ! De n’avoir pu te protéger!
Pourquoi m’as-tu volé mon cœur ? Rends le moi. Rends-moi mon cœur, si tu refuses de me donner le tien !
Rends-moi mon cœur si la seule chose que tu puisses me donner n’est rien d’autre que ta haine. Que ta haine.
Me hais-tu réellement ? Trop de questions. Stupides qui plus est !
Je dois me ressaisir, et vite !

Je tente de me calmer, je ne dois pas rencontrer mon père dans cet état, il ne comprendrait pas. Je me recompose un visage impassible, seule chose dont je peux remercier mon paternel et sont éducation de « sang pur ».

Je sors du château pour me rendre à Préaulard, au lieu de rendez-vous que mon père me donne lorsqu’il veut me parler de son « travail ». De mon futur travail.
Je sens que l’entrevue ne va pas être joyeuse pour moi. Faites qu’il ne soit pas au courant de ma trahison …
J’ai encore trop de choses à accomplir, trop de zones d’ombres dans ma courte vie.
Je dois m’acquitter de certaines tâches avant de disparaître, de mourir.

Je continu d’avancer dans la nuit de ce début d’été. Il fait un peu frais pour la saison. Ou bien est-ce la peur qui me fait frissonner. Je resserre ma cape contre moi pour me réchauffer et m’assurer qu’on ne peut pas voir mon visage.
Je n’ai pas le droit d’être en dehors du château et le lieu de rendez-vous est plutôt mal vue, mieux vaut que personne ne me reconnaisse.

Si mon père ne se doute de rien, peut être va-t-il me parler d’une autre mission, mais j’en doute. Telles que sont les choses, je risque plutôt de finir séquestré ou enrôlé dans l’armée des mangemorts.
De toute façon, je n’ai pas le choix.

Je suis enfin arrivé à Préaulard, je me dirige d’un pas décidé en direction de « La Tête du Sanglier » où je suis censé retrouver mon père. Où mon destin pourra être scellé.


A suivre…

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